Sevens de Dubaï : 12/2009
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Lundi, 18 Janvier 2010
Sevens de Dubaï - décembre 2009

Vendredi 27 décembre 2009 : Paul et Philippe arrivent chez moi et nous montons tous dans le taxi, direction Ixelles pour prendre au passage Olivier et ensuite nous diriger vers l'aéroport. 16h40, comme demandé par l'agence de voyage, soit 2 heures avant le départ, nous enregistrons nos bagages avec un surpoids de seulement une dizaine de kilos pour nous 4... (Lourd lourd le liquide...) première étape franchie.

Malgré, en bon rugbyman, nos différentes « pièces de rechanges internes », parfois métalliques et qui font sonner la guirlande rouge, nous passons tous sous les portiques de contrôle douanier et après quelques explications pour certains, on se retrouve dans la zone free taxe pour faire les derniers achats de liquides avant de partir... Jean nous avait donné des instructions et des tolérances, nous calculons et faisons donc le plein mais en dernière minute, tous les calculs refaits, Philippe se rend compte qu'on a encore droit à une bouteille de rhum... vite au free shop, visiblement pas assez vite, cette dernière bouteille nous a quasi fait manquer le premier vol pour Amsterdam...

Transfert via Amsterdam sans ennui et, soucieux de ne plus arriver en retard à l'embarquement, nous sommes largement dans les temps. Le vol vers Dubaï se passe sans encombre, votre serviteur a dormi tout le trajet, ne se rendant même pas compte qu'on lui a proposé ce que les hollandais appellent un diner mais que visiblement Paul et Phil ont estimé être un encas.

Samedi, 7h40 du matin heure locale, atterrissage à Dubaï, et malgré une allure de bagnards aux crânes rasés pour 3 d'entre nous, nous passons facilement les contrôles pour retrouver notre hôte, Jean qui a eu la gentillesse de se lever tôt pour venir nous accueillir.

On se serre dans son 4x4 et en route pour sa maison... Accueil formidable de Jacky, Sophie et Simon avec distribution de cadeaux, petit déjeuner pantagruélique au soleil dans le jardin (on est tout de même le 28 novembre et il est 8h30....).

Ensuite, après un plongeon dans la piscine, petite sieste pour ceux qui n'ont pas beaucoup dormi durant le voyage puis départ pour un décrassage sur la plage, et fin d'après midi cool dans l'eau et le sable. (Que c'est dur la vie...)

Le soir splendide bbc toujours dans le jardin, (on est toujours fin novembre mais maintenant il est 22h00... et à Bxl, il pleut des cordes)

La pauvre famille Smets qui a la gentillesse de nous accueillir s'est entassée pour la nuit dans la chambre des parents afin de nous laisser les chambres d'amis et des enfants... qu'est ce qu'on est chouchouté. Les 2 avants « dormiront » ensemble dans la chambre d'amis, Olivier et plus tard Manu dormiront dans la chambre de Sophie et Simon a la gentillesse de me laisser ses pénates. Je mets « dormiront » entre parenthèse car si Paul a visiblement bien dormi, son sommeil relativement bruyant semblait poser quelques problèmes à Philippe qui après avoir été bercé toute la nuit par un bruit de scierie, finissait en apothéose avec l'appel à la prière des muezzines de 3 mosquées érigées dans les alentours directs de la maison Smets (stéréo en live)... Que le chant du coq dans nos campagnes est délicat par rapport à cette musique particulière,... mais il parait qu'on s'habitude (Olivier a quand même eu assez de mal).

Notre famille de GO, j'ai nommé les Smets, et leur chef de village nous avait concocté un super programme pour cette semaine, nous avions été mis au parfum par mail et Jean avait tout organisé de main de maître. Pour ce dimanche, il nous avait réservé un 4x4 de location et nous voilà parti vers l'émirat voisin, Oman... admirer un paysage lunaire magnifique de désert montagneux aride et plein de pierre et de cailloux. Après 1h de route, commence la piste et la poussière, votre serviteur et Paul, se prenant au jeu jouèrent les pilotes de rallye pendant que Phil et Jack, derrière serrait les dents pour ne pas vomir...

Retour vers la maison avec petit détour par le splendide hôtel Méridien de Fujeirah ou nous lunchons et passons une bonne partie de l'après midi au bord de la mer et de la piscine.

Lundi matin, arrivée du borain de notre groupe, j'ai nommé Manu Descamps qui pour des raisons familiales (anniversaires) et de clubman, (match de Frameries du dimanche après midi) avait reporté son départ au dimanche soir... (Pour l'anecdote, souvenez-vous, tous les matchs du dimanche ont été remis...).

Simon et son père, pour la deuxième fois du WE se lèvent tôt et vont cueillir Manu à l'aéroport. J'avoue qu'il a eu moins de chance que nous car lui, une fois arrivé n'a pas eu droit à la sieste, il a bien eu droit à son petit déjeuner dans le jardin mais directement après, à un jogging de décrassage d'une demie heure puis une courte séance d'entrainement avant de charger les voitures et de partir accompagnés de deux charmantes copines de nos hôtes pour un bivouac dans le désert.

Manu croyait pouvoir se reposer un petit peu pendant les 2,5 heures de route mais c'était sans compter les deux babelaires, Paul et surtout Phil qui retraçaient leurs épiques aventures rugbystiques sous les oreilles attentives et parfois un peu étonnées de Simon qui n'en perdait pas une miette. Avec tout ce que j'ai entendu ce jour là, je dois bien avouer que je ne suis pas certain que les exemples étaient toujours choisis pour un jeune gars de 12 ans qui après le voyage a dit à sa mère : « ce sont des fameux les copains de papa... »

Avec une certaine inexpérience de citadins, nous montons notre campement dans un endroit qui, une fois nettoyés des restes de ceux qui étaient passés avant nous était ma foi bien sympathique. BBC terminé, la soirée au coin du feu de camp pouvait commencée et après les chansons de Brel, Brassens, le Forestier ou Auffray que les guides et scouts ont l'habitude de chanter au coin du feu, on dérapa rapidement vers celles que les étudiants ont plus l'habitude de chanter à la Saint V... et les rugbymen à la 3ème mi-temps... (Aie Aie, l'éducation des enfants Smets en aura pris un sacré coup en quelques jours...)

Vers 1h00 du matin, l'un de nous qui pourtant n'avait pas trop bu nous annonce qu'il vient de voir des dromadaires dans la pénombre... et effectivement, une demi douzaine de ces braves bêtes, sans doute attirées par ces belles romances entonnées par les douces voies rauques de Phil et Paul (je vous laisse imaginer), et les autres étaient venues voir ce que c'était que tout ce chahut.

Si le désert a un avantage, il n'y a pas de muezzine, il a un inconvénient, les toiles de tentes ne sont pas très bien insonorisées et malgré la pénurie de bois en ses lieux sablonneux, les bucherons (dont je fais partie) semblent gêner quelques amis au sommeil plus léger.

Le lendemain matin, le petit déjeuner est pris en compagnie de quelques milliers de mouches attirées par les restes de la veille. Puis nous passons la matinée à nous (en tous cas certains) amuser avec les véhicules dans les dunes environnantes après avoir pris soins de dégonfler au maximum les pneus des voitures pour tenter d'éviter l'ensablement... Très amusant et acrobatique pour certains, d'autres plus inquiets des descentes de dunes relativement raides tentaient une fois encore de garder leur petit déj dans leurs estomacs.

Le soir, premier contact avec le stade du tournoi et premier contact et entrainement avec le reste de l'équipe des Buccaneers (des anglais, écossais, américains et néozélandais).

Lors des préparatifs de cette épopée, nous avons échangé de nombreux courriel entre nous et avec la personne de contact du reste de l'équipe, une personne répondant au doux prénom de Laurie. Chacun de nous avait donc fantasmé sur la belle Laurie qu'on imaginait pulpeuse et sensuelle, secrétaire d'un big boss qui n'avait certes pas le temps de s'occuper de l'administration de ce genre d'organisation.

En outre on nous avait annoncé une cohorte d'internationaux dont un néozélandais, donc à chaque fois que la porte du vestiaire s'ouvrait on s'attendait à voir entrer soit une belle blonde pulpeuse soit un castar musclé... Que nenni aucun n'avait l'air plus bagnard que nous mis à part quelques tatouages et en fait de belle blonde, c'est un petit monsieur aux cheveux grisonnants qui se présenta à nous... Eclat de rire général.

Par contre, point de vue installation, on ne fut pas déçu... Le stade est comme beaucoup de chose à Dubaï, impressionnant et démesuré, vous roulez depuis Dubaï pendant 35 km à travers le désert sur une énorme autoroute et vous arrivez au milieu de nulle part dans un stade gigantesque entièrement dédié au rugby avec un terrain principal entouré de gradins pour plus de 40.000 places et 5 ou 6 terrains périphériques, tous plus verts les uns que les autres, à faire pâlir même nos quelques rares terrains synthétiques... pourtant, là, c'est de la vrai herbe...

Nous faisons connaissance avec le reste de l'équipe dans des vestiaires super luxe et puis tâtons du ballon sur un pré dont notre docteur boitfortois-la hulpois rêve tous les dimanches depuis qu'il a repris les matchs au stade du Brésil, le long de l'Argentine.

Le lendemain, mercredi, Jean nous avait organisé une pêche au gros, en mer, mais les conditions météo, aux larges, interdisaient toutes sorties touristiques en bateau, on s'est donc résigné à visiter Dubaï, sa tour (800 m de haut et c'est du belge), ses maules gigantesques, avec aquarium géant ou piste de ski démesurée et nous avons fait des achats pour les fêtes de fin d'années. Le soir, second entrainement collectif au collège de Simon (English Collège) avant le début du tournoi le lendemain.

Jeudi, premier jour du tournoi, nous devons être sur le pré à 8h45 car début du match à 9h20. On joue une équipe d'iraniens de Tabriz qui mettent, heureusement pour nous, un peu de temps à rentrer dans leur match ce qui nous permet de marquer 4 essais contre 1 pour eux (score : bucc 24- Tabriz 8).

A 12h20, on joue notre second match contre... le Luxembourg. !!! J'ai bien reconnu un type de Walferdange, mais tous les autres avaient un drôle d'accent du Sud et maniaient assez bien le ballon. Bref, on est allé à Dubaï pour se faire battre par le Luxembourg... quelle honte (Score Bucc 10-lux 26)

L'après midi, Jean qui n'était pas près à lâcher si facilement le morceau avait tout organisé pour une seconde tentative de pêche en mer, mais Poséidon n'était pas avec nous et une nouvelle fois la sortie nous fut interdite. Qu'à cela ne tienne, notre GO nous emmène donc dans un centre de massage Thaïlandais ou des pas toujours jeunes filles m'on fait souffrir presque le martyr avec leurs doigts, leurs coude et leur genoux. Une heure quart de torture sous une créature parfois pendue à une barre en bois en train de vous masser « énergiquement » c'est le moins que l'on puisse dire. C'est certain, je peux dire que je l'ai fait, mais la prochaine fois j'écoute Jean et je demande la version Soft, il parait qu'elle existe...

Vendredi, nous jouons contre Kristina Nobel vers 12h00, c'est l'équipe phare, une sélection d'internationaux, pas si anciens que cela qui viennent dans le cadre d'une association caritative « s'amuser » et en passant, gagner le tournoi dans notre catégorie de 16 équipes réparties en 4 poules de 4. Bref, frustrant, on a l'impression qu'ils marchent et que nous on court dans tous les sens, une satisfaction, de notre poule, c'est nous qui avons pris le moins de points,... mais notre objectif de mettre un seul essai n'a pas été atteint. Score (bucc 0 - KN 36)

Dans l'après midi, on joue une sélection Kenyane contre laquelle on gagne relativement facilement (score : BUCC 38 - KEN 5) ce qui nous permet d'accéder le lendemain à la demi finale de la plate ou nous tombons sur forte partie contre Swensea university Old Boys. Nous tenons bien la première mi-temps et le début de la seconde mais en début de match, notre n° 10 se claque le mollet et sort, ce qui déstabilise sensiblement notre ligne. On résiste tant bien que mal mais nos adversaires marquent un dernier essai rendant tout espoir d'exploit impossible (score BUCC 0 - SW UOB : 14) Quoiqu'il en soit, le représentant de notre sponsor est aux anges, nous avons joué les 3 jours du tournoi et avons été loin d'être ridicules...

De notre côté, nous nous sommes surtout très bien amusés et avons terminé notre séjour en regardant les matchs des grosses équipes, Nouvelle Zélande, Samoa, Fidji, Afrique du Sud, Australie, Usa, Niger, Russie, Zimbabwe, Angleterre, Ecosse, Pays de Galles, France, Kenya, Argentine, pays du Golf et les finales de chaque catégorie avec une finale pour le Seven NZ contre Samoa (24-12).

Au delà du résultat sportif qui n'est certes pas à négliger, aucun de nous n'allait la pour faire seulement de la figuration, je retiendrai surtout cette formidable ambiance de ce squad belge entouré de quelques anglo-saxons qui nous a permis de passer une semaine extraordinaire.

Je ne peux donc que remercier Laurie (même si il n'est pas une belle blonde) et son sponsor CNS mais surtout Jean, Jacky, Sophie et Simon qui nous ont accueillis, divertis, dorlotés, ... et supportés sur et surtout en dehors des terrains. En voyant le dessin de bienvenue que Sophie et Simon avaient gentiment dessiné sur la porte de leur maison à notre arrivée, nous étions tous loin d'imaginer qu'ils allaient à ce point tout mettre en œuvre pour que notre séjour soit aussi impérial. Ils ont donné un vrai sens au mot « bienvenue » et nous ont honorés de leur amitié. Merci tout particulièrement à eux.

Et comme on le dit toujours quand tout ce passe aussi merveilleusement, ceux qui ne sont pas venus on vraiment raté quelque chose d'exceptionnel. Comme quoi, à tous les âges, le rugby et les liens qu'il entraine reste quelque chose d'extraordinaire et unique.

Ont permis et participé à ce séjour fabuleux :
Les généreux Jean, Jacky, Sophie et Simon Smets
Ont jouit et participé à ce séjour fabuleux :
Les chanceux : Emmanuel Descamps, Paul Delvaux, Philippe Tollet, Olivier Biernaux, Eric de Patoul.

 

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